Huit espèces de poissons migrateurs vivent dans la rivière Dordogne. L’esturgeon européen (Acipenser sturio), le saumon atlantique (Salmo salar), la truite de mer (Salmo trutta trutta), la grande alose (Alosa alosa), l’alose feinte (Alosa fallax), la lamproie marine (Petromyzon marinus), la lamproie fluviatile (Lampetra fluviatilis) et l’anguille européenne (Anguilla anguilla).

Le bassin Gironde-Garonne-Dordogne est le dernier sur le continent européen à regrouper toutes ces espèces de poissons migrateurs amphihalin (capables de vivre alternativement en eau douce et en eau salée).

Passe à poissons

Passe à poissons

Si la pêche a été jusqu’à la fin du 19ème siècle une activité économique non négligeable – signe de la présence importante de ces différentes espèces – les barrages apparus progressivement, sans oublier les diverses pollutions, ont entraîné la quasi disparition de ces espèces alors que leurs zones de reproduction étaient devenues inaccessibles. Sur la Dordogne, les barrages de Bergerac (construit en 1852), Mauzac (entre 1838 et 1843, surélevé au début du 20ème siècle) et Tuilières (entre 1905 et 1908) sont devenus autant d’obstacles pour les migrateurs. Mais des échelles à poissons – et un ascenseur équipé d’une vitre pour l’observation au barrage de Tuilières – ont pour objectif de permettre aux poissons de remonter vers leur lieu de naissance afin de se reproduire.

C’est ainsi que les Observations et Statistiques du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie ont rappelé début 2014 qu’en Dordogne, « les effectifs observés ces dernières années à la station de Tuilière restent largement inférieurs au niveau observé entre 2000 et 2002 avec plus de 1 000 saumons comptabilisés annuellement durant cette période (maximum de 1 417 en 2002) ». Après la rupture d’une vanne survenue le 29 janvier 2006 qui a libéré les 5 millions de m3 de la retenue qui s’est vidée en l’espace de quelques heures, « cette passe à poisson fonctionne à nouveau depuis le 6 mars 2009 ». Un constat effectué à partir de données de l’association pour la restauration et la gestion des poissons Migrateurs du bassin de la Garonne et de la Dordogne (MIGADO), créée en 1989 par le regroupement des Fédérations Départementales de Pêche et des Associations des Pêcheurs Professionnels et amateurs du Bassin Garonne-Dordogne. MIGADO est le principal maitre d’ouvrage des actions définies dans le plan de gestion des poissons migrateurs (PLAGEPOMI) et des plans nationaux ou locaux de sauvegarde des espèces (esturgeon européen et anguille). En 2012 à Tuilières sont passés 42 323 anguilles, 1 464 lamproies, 352 saumons, 261 aloses et 7 truites de mer (source MIGADO). A noter qu’entre le 27 février et le 21 septembre 2014, 334 saumons ont été comptabilisés par MIGADO à Tuilières, de même que 170 passages de grandes aloses entre fin mars et fin juin 2014. Si la qualité des eaux de la Dordogne sont aujourd’hui un atout pour l’avenir des poissons migrateurs, il s’agit là d’un travail de longue haleine pour protéger des espèces vulnérables.

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