LES GABARES


Bateau traditionnel à fond plat de la Dordogne, elles servaient au transport de marchandises entre le massif central et les ports de Bergerac, Libourne et Bordeaux.

Pour la navigation, la Dordogne était divisée en trois parties :

  • La haute Dordogne (en amont de Souillac) Elle n’est souvent qu’un ruban étroit encaissé avec des pentes fortes. Sur cette partie la navigation n’était possible qu’au printemps et à l’automne lorsque les eaux atteignaient la hauteur convenable. La haute Dordogne offrait en moyenne 30 jours de navigation par an. En été, les eaux étaient trop basses et l’hiver trop fortes.

    Les gabares étaient construites pour descendre les produits tirés des forêts :
    • Le chêne pour la fabrication des cuviers, tonneaux et barriques.
    • Le châtaignier pour les piquets de vigne.

    Une fois arrivé à destination, les gabares étaient vendues avec leur chargement. Les gabariers remontaient à pied.

  • La moyenne Dordogne (en aval de Souillac) La navigation était possible 6 à 8 mois par an.
    Les gabares descendaient : chêne, châtaignier, châtaigne, fromage, vin de Domme.
    Pour remonter elles étaient chargées de sel, blé et poisson salé.
    La remontée de la rivière, se faisait jusqu’à Castillon, en utilisant la marée montante.
    En amont de Castillon les gabares avaient recours au halage. Le chemin de halage suivait les rives de la rivière au plus près avec des relais de tireurs tout les 7 Km.
    Les équipes de tireurs variaient entre 20 et 30 personnes. Aux passages difficiles, tel que la Gratusse à Lalinde, il était nécessaire de mobiliser 80 à 100 personnes.
    Au milieu du XVIIIème siècle les tireurs ont été remplacé par des bœufs.

  • La basse Dordogne (en aval de Castillon) La navigation était permanente
    La remontée de la rivière s’opérait comme en moyenne Dordogne.

Les différentes Gabares :

  • La haute Dordogne – des courpets de 10 à 20 tonnaux
  • La moyenne Dordogne – des couraux de 25 à 50 tonnaux
  • Basse Dordogne – des grands couraux de 60 à 100 tonnaux

En 1882, Sarlat découvrit le train puis le reste de la vallée amont un peu plus tard.
La concurrence du rail ébranla rapidement la vieille batellerie de Dordogne et s’en fut fini de la navigation sur la haute et moyenne Dordogne. En basse Dordogne elle a continué jusqu’en 1950.